En route pour l'inconnu

Yogui autour du monde

Mois : avril 2020 Page 1 of 2

Samaipata et la route du Che

Ambiance cinématographique : Carnets de voyage – Walter Salles

Qui dit nouvelle destination dit nouvelle épreuve de négociation au terminal. Je commençais à comprendre les règles non écrites des gares routières et m’amuser du jeu offert par les rabatteurs. Ce soir, je visais la ville de Santa Cruz de la Sierra, dans le département du même nom.

Je n’avais pas prévu de m’y arrêter. Ainsi, aussitôt arrivé au petit matin, j’ai cherché la ligne de micro qui pourrait me déposer le plus près d’un autre arrêt, d’où allaient partir des voitures, une fois pleines, en direction de Samaipata.

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Cochabamba et le parc national Torotoro

Ambiance musicale : Me llaman calle – Manu Chao

Tout a commencé par la musique des discours, dans le terminal. Personne ne prononçait le nom de la ville bloquée, Sucre, mais les répétitions d’Oruro, La Paz et Cochabamba tenaient le haut de l’affiche. Après une nuit de bus, je suis arrivé au petit matin, content de pouvoir petit-déjeuner sur le pouce avec de la linaza caliente, une boisson de graine de lin.

J’ai ensuite rejoint mon hostal et passé une partie de la journée à écrire et l’autre à me reposer. Ces bus nocturnes permettaient de gagner des nuits mais aussi de perdre du sommeil.

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Potosi et les mines du Cerro Rico

Ambiance littéraire : Las venas abiertas de América Latina – Eduardo Galeano

La ville d’Uyuni n’étant qu’une étape, j’ai continué avec mes camarades jusqu’à la ville de Potosi. Au bord du salar, on pouvait remarquer son développement très rapide, les nouvelles constructions chassant les plus anciennes, mais sans aucun charme.

Dans le bus, j’ai pu discuter avec un géologue qui travaillait dans l’industrie du lithium, au sein d’un campement de deux cents travailleurs. Le rythme alternait deux semaines de travail pour une semaine de repos : il rentrait donc voir les siens à plus de trois heures de route.

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Le Sud Lipez et le salar d’Uyuni, merveilles de la nature

Ambiance musicale : Ça fait rire les oiseaux – La Compagnie Créole

Ce matin-là, mon excitation était palpable. Certains lieux ou paysages peuvent être gravés dans la tête, on a pu en rêver, se dire qu’on « le fera un jour » et vivre sa vie en sachant que cela arrivera, sans être plus précis. Ce jour était arrivé pour moi, et j’en étais très heureux. Le Sud-Ouest bolivien, sans l’avoir complètement imaginé ou fantasmé, était un de ces lieux dont je tenais la liste.

Nous n’avions pas lésiné : nous partions de Tupiza pour un tour complet de quatre jours (au lieu de trois depuis Uyuni), avec une compagnie qui nous avait donné envie et confiance. Nous étions une belle troupe franco-argentine et le temps parfait était au rendez-vous, ensoleillé et sec.

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Tupiza, introduction bolivienne

Ambiance musicale : Déjame vivir en paz – Así D’ Ron

Ma parenthèse nord-argentine se terminait ainsi, courte mais de très bon augure pour la suite. Après un retour à Humahuaca, dernière gare routière sur la route 9 pour le Nord, j’ai pris un bus en direction de La Quiaca, accompagné d’Elise.

Une fois déposés, nous avons investi nos derniers pesos argentins pour la suite du voyage, avec du dulce de leche et des noix du Brésil, puis nous avons rejoint le pont international derrière lequel se trouvait Villazon et l’État plurinational de Bolivie.

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Iruya et San Isidro, au bout de la piste

Ambiance musicale : Un osito de peluche de Taiwan (en vivo) – Los Auténticos Decadentes

Après la belle fête de la veille, j’ai préparé mon sac à dos et pris le bus pour Iruya, le dernier des endroits recommandés dans le coin. On m’avait prévenu qu’aller à « Iroucha » (avec l’accent argentin) se méritait et que ce n’était pas à la distance qu’il fallait mesurer son enclavement mais à la durée nécessaire pour s’y rendre.

Nous avons donc quitté la Ruta 9 pour rejoindre une piste cahoteuse au cours de laquelle nous avons passé un col à quatre mille mètres d’altitude, totalement envahi par les nuages, avant de descendre vertigineusement vers notre destination, mille deux cents mètres plus bas.

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Humahuaca et la Serrania del Hornocal

Ambiance musicale : La vuelta al mundo – Calle 13

Au départ de Tilcara, j’ai pris le bus pour une heure, arrêts fréquents compris, et suis arrivé à Humahuaca. De toute la Quebrada du même nom, c’est le village le plus animé et le plus peuplé. Ce faisant, j’ai traversé le Tropique du Capricorne, que j’avais déjà franchi entre Airlie Beach et Hervey Bay, en Australie.

Une fois n’est pas coutume, j’ai rejoint Rafa et Vero, qui m’avaient devancé d’une grosse demi-journée et qui revenaient tout juste du mirador de l’Hornocal, qu’ils avaient atteint en auto-stop.

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Purmamarca et Tilcara, au bord de la Quebrada de Humahuaca

Ambiance musicale : Dueles – Jesse & Joy

Je n’avais pas prévu de m’attarder en Argentine. Aussi, Salta a été le point le plus méridional que j’allais visiter dans ce pays. Mon idée de trajet impliquait d’aller en Bolivie, mais on m’avait aussi conseillé de ne pas faire l’impasse sur les villages argentins qui allaient se dresser sur le chemin.

J’étais donc prêt ce matin, au bord de la route et pouce levé, pour aller en découvrir deux. La route de sortie de la ville n’était pas si loin de la gare routière et je pourrais toujours y retourner si je ne trouvais pas de locaux voulant partager un bout de chemin.

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Salta, dans le Nord-Ouest argentin

Ambiance musicale : Inteligencia dormida – Pedropiedra

Aussitôt franchi le Paso de Jama, à quatre mille cent mètres d’altitude, je me suis retrouvé en Argentine, avec un nouveau tampon dans le passeport et quatre-vingt-dix jours d’autorisation d’errer sur le territoire.

J’avais vu quelques postes frontières auparavant, mais celui-ci revêtait un caractère particulier, par son isolement et son décor aux montagnes pelées. La route était sinueuse et passait entre monts et vallées.

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San Pedro de Atacama, au milieu du désert

Ambiance musicale : Excuses – Broken Back

Je n’ai pas vraiment envisagé l’option de l’autostop pour ma prochaine destination. Pour parcourir les quelques mille cent cinquante kilomètres qui me séparaient de San Pedro de Atacama, dans la région d’Antofagasta, rien ne valait la douceur et le bercement d’un siège cama en bus de nuit.

Et, par ailleurs, on m’avait prévenu lors de la once : j’allais m’aventurer vers le désert, et ces mots avaient une signification véritable. Le désert d’Atacama est en effet connu pour être la région la plus aride sur Terre.

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