En route pour l'inconnu

Yogui autour du monde

Arequipa et le canyon de Colca

Ambiance musicale : He’s alive – Adam Taylor

Mon épopée cusquénienne s’est terminée à m’en rappeler les mésaventures gastriques du passage de frontière entre la Chine et le Vietnam. Ma toute petite forme, pour ne pas dire moins, prenait sa source dans cette fin de rhume (qui n’attendait que je retrouve de basses altitudes pour s’en aller) et une turista mémorable.

Finalement, comparé à de nombreux nord-américains contraints de prendre des antibiotiques à chaque fois qu’ils avaient l’audace de manger dans un restaurant local, mes deux épisodes, en tout et pour tout, ressemblaient à un tout petit malheur, au regard de ce à quoi j’exposais mon organisme !

Cuzco et ses environs, Maras et Ollantaytambo

Ambiance musicale : Elsa – Los Destellos

En rentrant d’un trek de dix jours, où les habitudes sont réglées par les nécessités de la marche, de la faim et du repos, tout devient possible, avec un emploi du temps qui reste à remettre en place. Cependant, on n’échappe pas à d’autres impératifs, comme la laverie ou le triage de photos.

Ce matin était plutôt agréable : la France venait d’entamer son Mondial avec une victoire apparemment poussive. Les Argentins de l’auberge ont vécu leur match nul avec passion et ferveur, conseils aux joueurs et maté à la main.

Le Choquequirao ou l’autre Machu Picchu

Ambiance musicale : La colegiala – Rodolfo y su Tipica RA7

De retour à la centrale hydroélectrique, nous avons passé les commerces qui s’étalaient le long de la fin des rails pour atteindre le parking qui signalait la fin de la route. Des colectivos attendaient de potentiels randonneurs pour les mener à Santa Teresa.

En étant trois, la chose a été simplifiée, même s’il a fallu payer pour la place vide. La nuit était déjà tombée, nous voulions simplement trouver un repas, assis à une table, et une nuit dans un petit hôtel. Ce petit village allait nous offrir tout cela, sans compter la douche froide en extra.

De Cuzco au Machu Picchu, sur le trek du Salcantay

Ambiance musicale : Soy mi soberano – Gustavo Cordera

Ce soir, j’allais passer la frontière à Kasani et rejoindre la ville de Cuzco au petit matin. Sur le papier, il y avait donc un arrêt pour se faire accorder quatre-vingt-dix jours sur le tampon du passeport, une autre escale avec changement de bus à Puno, avant de récupérer d’autres passagers à Juliaca et pouvoir entamer une nuit sur les hautes routes.

Ce petit programme a commencé à dérailler quand le froid m’a réveillé, le bus éteint et les portes grandes ouvertes. Une panne venait de nous clouer au milieu de nulle part, à mi-distance de l’arrivée. Une heure plus tard, un autre bus passait et récupérait les réfugiés que nous étions. Les derniers arrivés étant les plus mal servis, nous avons dû payer de nouveau et nous asseoir dans l’allée centrale.

Le lac Titicaca et la Isla del Sol

Ambiance musicale : Felices los 4 – Maluma

Après avoir bien exploré les environs de La Paz, j’ai décidé de reprendre mon sac à dos et prendre le bus quelques heures à destination de Copacabana. Je ne parlais pas, bien entendu, du quartier de Rio de Janeiro et de sa plage en forme de croissant, mais bien de la ville à cinq kilomètres de la frontière péruvienne.

Elle disposait également d’une plage, bien que plus modeste, sur les rives du lac Titicaca. Durant le voyage, la Cordillère Royale s’étendait sur ma droite et affichait clairement le Huayna Potosi et l’Illampu. Des cultures avaient trouvé leur place, sur la gauche.

Rurrenabaque et la pampa amazonienne

Ambiance musicale : X – Nicky Jam & J Balvin

De retour des montagnes, je me disais qu’il serait amusant d’aller visiter une toute autre facette de la Bolivie plurinationale. Et avec Rurrenabaque, je tenais là un solide exemple. Dans le département du Beni, à deux cent soixante-quatorze mètres d’altitude, se trouvait cette petite ville aux portes de la pampa amazonienne.

Jusqu’à présent, lors de mon voyage, je n’avais pas hésité à jouer la carte du contraste et j’allais encore une fois être servi. Avant cela, un très long trajet nocturne m’attendait. Je connaissais déjà le tronçon jusqu’à Coroico, en plein Yungas humide et verdoyant, mais la suite réservait de petites surprises.

Ascension du Huayna Potosi et retour à La Paz

Ambiance musicale : Imillitay – Los Kjarkas

De retour à La Paz, nous avons retrouvé notre auberge et les affaires que nous avions laissées sous clé. Cette préparation de plusieurs jours nous avait mis dans de bonnes dispositions physiques et confirmé notre volonté d’aller plus haut ensemble. Quitte à tenter d’accéder à une altitude jamais atteinte, autant le faire avec une personne qu’on apprécie, et dans les meilleures conditions.

Nous avons donc fait le tour des agences de la rue Sagarnaga et opté celle qui nous paraissait professionnelle, sans être un aimant à groupes, ce qui aurait généré de l’agitation inutile dans une expédition comme celle-ci. Nombreux étaient les touristes voulant s’attaquer au sommet, par sa renommée de « 6000 facile ».

De La Paz à Coroico, sur le trek El Choro

Ambiance musicale : Facing the sun (Original mix) – Fritz Kalkbrenner

Après cet intermède historique et le défi relevé de rejoindre Sucre, j’ai pris un long bus de nuit visant La Paz. J’ai été amusé d’observer que nous passions par Potosi, comme un retour en arrière dans le voyage. Le Cerro Rico dominait toujours la ville, bien entendu.

Bien que très confortable, ce bus fut aussi bien froid. Pour cause, perchés sur l’Altiplano, nous avions passé la nuit à plus de trois mille cinq cents mètres d’altitude et le réveil sans la chaleur du soleil manquait manifestement de calories.

Sucre, la ville blanche

Ambiance musicale : Vivir mi vida (version pop) – Marc Anthony

De retour à Vallegrande à la suite de notre excursion historique, j’ai essayé d’articuler mon déplacement jusqu’à Sucre, ville nouvellement ouverte. Christoph a pris la route de Santa Cruz de la Sierra pendant que je me frottais à une autre réalité : le bus ne serait pas direct.

Si j’avais bien compris, il fallait que je retourne à Mataral, situé sur le bon axe routier, et que j’arrête un des bus qui devaient passer dans la soirée. J’étais en solitaire et ce plan n’avait rien de garanti, mais il avait le charme des choses jamais tentées auparavant. J’avais toujours ma tente au cas où les choses n’évoluent pas comme anticipées.

Samaipata et la route du Che

Ambiance cinématographique : Carnets de voyage – Walter Salles

Qui dit nouvelle destination dit nouvelle épreuve de négociation au terminal. Je commençais à comprendre les règles non écrites des gares routières et m’amuser du jeu offert par les rabatteurs. Ce soir, je visais la ville de Santa Cruz de la Sierra, dans le département du même nom.

Je n’avais pas prévu de m’y arrêter. Ainsi, aussitôt arrivé au petit matin, j’ai cherché la ligne de micro qui pourrait me déposer le plus près d’un autre arrêt, d’où allaient partir des voitures, une fois pleines, en direction de Samaipata.

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