En route pour l'inconnu

Yogui autour du monde

Puerto Varas et la vallée de Cochamo

Ambiance musicale : Armar la cama es un recuerdo – Coiffeur

Face à la pluie de cette matinée, et après avoir parcouru les lieux que je voulais visiter sur l’île de Chiloé, je me sentais naturellement enclin à me remettre en piste, en direction du Nord. Quynh, Vietnamienne rencontrée à l’auberge et qui ne savait pas véritablement où elle voulait aller, m’a accompagné pour prendre le bus ensemble.

Mon choix s’est porté sur Puerto Varas, et spécialement parce qu’il s’agit d’un point de base pour l’accès à la Vallée de Cochamo, dont on m’avait vanté la beauté lors d’une halte précédente.

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L’île de Chiloé, pause colorée

Ambiance musicale : Cumbia sobre el mar – Quantic

Sitôt débarqué à Puerto Montt, et après avoir fait quelques courses de base, je me suis rendu au terminal de bus, et j’ai pu embarquer dix minutes plus tard pour Castro, capitale de la province de Chiloé. L’île, du même nom, est la deuxième plus grande du continent.

Malgré son rattachement à la région des Lacs, Chiloé cultive sa différence, son indépendance vis-à-vis de Santiago, et a toujours été un endroit à part, comme un point de liaison entre la Patagonie et le nord du Chili. Ce fut une place forte des colons espagnols et il y a plus de cent cinquante églises en bois qui la recouvrent, dont quatorze font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Puerto Montt, ou la fin de la route

Ambiance musicale : Ahora me llama – Karol G & Bad Bunny

A peine arrivé à Villa Santa Lucia, je me suis retrouvé confronté à ce dont j’avais entendu parler ces derniers jours : le village de trois cents habitants avait été victime d’une coulée de boue meurtrière mi-décembre, suite à des pluies torrentielles, et la Carretera Austral, qui avait été fortement endommagée, était maintenant remise en service sur une voie, en alternance.

Trois mois après la catastrophe, les séquelles étaient toujours bien visibles, les camions faisaient des va-et-vient pour emmener la terre charriée et la population paraissait traumatisée. Il n’y avait plus de services destinés aux gens de passage, mais seulement quelques maisons encore debout et des tentes de secours et d’organisation du déblayage.

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Puerto Rio Tranquilo et la poursuite de la piste

Ambiance musicale : State of the heart – Brian Crain

En se levant ce matin-là, nous avons croisé les doigts. D’une part pour que l’auto-stop fonctionne, malgré la période avancée et le début de l’automne, et d’autre part pour que le beau temps nous accompagne dans cette entreprise, puisque c’est toujours plus agréable de tendre le pouce au sec, avec ces froides températures.

Dans nos espérances, nous n’avons été exaucés qu’à moitié : les deux heures d’attente se sont révélées inefficaces, chose nouvelle dans ma courte expérience sur le sujet, et c’est donc en bus que nous avons rejoint Puerto Rio Tranquilo.

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Cochrane et les débuts sur la Carretera Austral

Ambiance musicale : Mon Européenne – Saez

J’avais devant moi deux jours avant de reprendre la route ou plutôt, le ferry. J’en ai donc profité pour me reposer, particulièrement les pieds, plus soumis aux kilomètres et à la charge quotidiens, reprendre des forces et écrire un peu sur le blog. J’avais assez vu la ville et déjà procédé à mes réservations : je suis donc resté à profiter de la chaleur du poêle.

En parallèle, j’ai rempli de nouveau mon sac avec des affaires propres et il a retrouvé sa forme dodue. Chaque remplissage relevait du Tétris et cette fois ne dérogeait pas aux autres.

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Puerto Natales et les Torres del Paine

Ambiance musicale : Time – Hans Zimmer

Ce matin, mon ambition était de partir de Punta Arenas pour rejoindre Puerto Natales, deux cent cinquante kilomètres plus loin, au nord, dans la province de Última Esperanza. En pleine confiance après mon séjour néo-zélandais, j’ai décidé de parcourir le chemin en autostop, afin de tester son fonctionnement ici, que ce soit sa réussite (ou non) et aussi pour avoir mes premières rencontres routières.

Mais avant cela, il fallait sortir de la ville : j’ai donc fini par trouver mon premier colectivo, ce moyen de transport très usité dans toute l’Amérique du Sud, pour m’y rendre. Apparemment, il n’y a pas un seul endroit où il revêt la même forme. Ici, c’est une voiture tout à fait analogue aux taxis, si ce n’est qu’elle effectue un trajet défini et ramasse et dépose les passagers à peu près à chaque coin de rue possible.

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Punta Arenas, porte d’entrée sur le continent sud-américain

Ambiance musicale : Freeze me – Death from above 1979

D’une façon générale, j’aime le voyage en avion. Il est porteur de promesses : le dépaysement, les espaces à découvrir et la vue depuis le ciel. D’un autre côté, je me suis restreint à ne le prendre qu’en cas de nécessité, sur un même continent, afin d’éviter les accrocs écologiques, économiques et de mieux observer les transitions de paysages et de population.

En cette fin février, les données étaient assez claires : même si rien n’est impossible, c’est bien en avion que j’ai rejoint l’Amérique du Sud, et plus précisément Puntas Arenas, dans sa pointe sud, dans la région de Magallanes et de l’Antarctique chilien.

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Auckland, ville terminus

Ambiance musicale : Appreciate – Pete Rock

Alors que je décidai de partir de Rotorua, je n’avais pas de destination clairement établie. Je voulais aller au nord, vers Auckland, la capitale économique, et les quelques arrêts potentiels entre les deux ne me disaient pas grand-chose, n’ayant pas vu Le Hobbit ni Le Seigneur des Anneaux.

La première voiture allait me permettre de sortir de la ville et la deuxième allait me donner la solution. Ce couple d’Anglais installés en Nouvelle-Zélande rentrait, après quelques jours sportifs à Rotorua, à Auckland. Nous allions passer par différents endroits, dans lesquels je pouvais me manifester si je désirais m’arrêter.

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Rotorua, entre géothermie et traditions maories

Ambiance musicale : Baby, I love your way – Big Mountain

Après ces deux belles journées de randonnée, j’étais donc de retour à Rotorua, que j’avais entrevu quelques jours plus tôt. Six voitures m’ont permis de faire le trajet et j’ai même eu honte de monter dans l’une d’entre elles, dans le sens où j’avais une glace à la bouche, après une pause que je m’étais accordé à une station-service, et que je n’étais pas prêt pour l’échange classique qu’implique ce mode de transport.

Cela s’est vite oublié, surtout quand j’ai réalisé que la ville et ses hébergements étaient pleins, pour le nouvel an chinois. Après quelques allées et venues, j’ai pu trouver une place dans une auberge assez folle, aux couleurs des cactus et d’un environnement mexicain.

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Taupo et le Parc National Tongariro

Ambiance musicale : What lovers do – Maroon 5

Voilà une autre portion d’auto-stop qui m’attendait pour rejoindre Rotorua. Depuis Tauranga et sa configuration spécifique, étendue sur la baie, j’ai dû prendre un bus local pour en rejoindre l’extrémité et ainsi m’extirper plus facilement.

Quatre voitures ont été nécessaires pour arriver à destination. L’un d’entre eux, après quelques échanges, m’a invité à venir passer du temps dans sa ferme pour un volontariat. Le pauvre n’était toujours pas remis de la défaite en demi-finale de la Coupe du Monde de rugby contre la France.

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