En route pour l'inconnu

Yogui autour du monde

Kamakura, calme ville côtière

Ambiance musicale : Start shootin’ – Little people

Située au bord de l’Océan Pacifique, Kamakura a une place de choix dans l’histoire japonaise, puisque c’est ici que fut installée la capitale juste après que Minamoto no Yoritomo prit le contrôle du Japon en 1185.

Ce fut le premier shogunat, prenant le dessus sur le pouvoir de l’empereur et établissant la supériorité de la caste guerrière, les samouraïs. Ce Japon féodal a duré jusqu’au milieu du XIXème siècle et la restauration de Meiji.

Dans notre cas, c’est la possibilité de prendre l’air qui nous a attirés ici. Tokyo est la capitale, la ville aux dimensions « méga », toute en hauteur et en béton antisismique. Nous voulions nous extirper de là et découvrir d’autres choses. Après avoir fait cinquante minutes de train, nous pourrions dire que nous étions toujours en périphérie de la métropole mais dans un autre environnement, légèrement plus rural, espacé.

D’ailleurs, nous avons pu nous rendre compte que des gens habitaient dans le coin mais travaillaient à une heure de là. Quand la contrôleuse est passée et nous a fait remarquer notre erreur involontaire de classe, nous avons entrevu les joies des heures de pointe japonaises, tous debout et entassés dans le wagon, alors que le précédent était bien moins usité.

Disposant de vélo, nous sommes allés jusqu’à Enoshima, petite presqu’île recouverte par différents sanctuaires. Tout le long s’étendaient des plages, où de courageux surfeurs s’efforçaient d’attraper la vague. Cette image tranchait avec l’uniformité arborée en ville, en costume cravate.

 

De retour, nous sommes allés nous perdre dans un (petit) jardin de bambous, aux qualités graphiques indéniables, attenant au temple Hokoku-ji.

 

Nous avons ensuite eu notre premier contact avec le shintoïsme, au sanctuaire Tsurugaoka Hachimangu. Cette religion est celle historique et indigène du Japon, en place avant que le bouddhisme ne soit introduit au VIème siècle à la cour impériale. Elle consiste en l’adoration de kamis, des esprits représentant des éléments de la nature ou des forces créatrices de l’univers.

Les empereurs du Japon, en tant que descendants d’Amaterasu, la déesse du soleil, disposaient de l’autorité divine et en étaient les grands prêtres. Comme les deux religions présentaient une certaine unité de tradition, il y a eu un mélange des deux systèmes, le syncrétisme, et des liens se sont créés entre temples bouddhistes et sanctuaires shintos, les deux pouvant être réunis dans une même enceinte.

De nombreux locaux viennent prier pour un bon futur, que ce soit pour la santé, la réussite, les relations, ou les études. Je me suis donc laissé tenter par le tirage au sort d’un omikuji, qui annonce la couleur du futur dans ces domaines. Comme les nouvelles n’étaient pas les meilleures, la bande de papier a fini pliée et attachée à un cordage, pour conjurer le mauvais sort.

 

Nous avons terminé notre journée au temple de Kotoku-in, où un daibutsu, un grand Bouddha en bronze, trône fièrement. L’histoire veut que cette statue de treize mètres de haut ait survécu à un tsunami en 1498.

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  1. Proença

    Hello Laurent
    merci pour tes billets, ils permettent – à travers tes mots – de vivre ou revivre des lieux, des sensations, des expériences, des rencontres, des paysages, c’est toujours un véritable plaisir de te lire ! Prend soin de toi et bonne année !

    • Merci Cédric !
      Ça m’encourage à continuer et à ne rien lâcher, malgré le retard important… Les aléas du voyage !
      A bientôt pour d’autres billets…

      Et belle année 2018 à toi ! 🙂

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