Ambiance cinématographique : Le livre de la jungle – Wolfgang Reitherman

Le Mondolkiri est la province tout à l’est, géographiquement et culturellement éloignée du reste du pays. C’est la terre des Bunong, minorité ethnique animiste, qui ont longtemps utilisé les éléphants comme animaux de trait.

De nouvelles initiatives écotouristes sont apparues pour tenter de délivrer les éléphants de cette utilisation peu satisfaisante et d’apporter d’autres ressources à leurs maitres, qui vivent essentiellement de chasse, cueillette et culture.

Du fait des croyances des habitants (les éléphants devraient être mariés pour se reproduire…) et des habitudes de traitement (quelquefois rudes), le nombre d’éléphants a drastiquement diminué dans la région, rendant ces projets particulièrement bienvenus.

J’ai donc passé quelques heures en compagnie d’un garde et de Princess, éléphante coulant à présent des jours plus heureux, entre nourriture (ces animaux peuvent ingurgiter deux cents kilos de bambous par jour), repos et bain. Une journée très calme dans la jungle, au plus près de la bête…

 

Nous avons terminé le tour par une visite du village de Putang. Etant donné le manque de moyens, les habitations étaient très simples, les gens battaient le riz sans machine et il n’était pas rare de voir de jeunes enfants à moitié nus.

 

En route pour les chutes d’eau de Bousra depuis Sen Monorem, j’ai pu me rendre compte à quel point le lieu méritait son nom, avec ce véritable enchainement de vallons à la végétation très dense. De vraies « montagnes russes » !

Des routes en terre rouge s’écartaient de l’axe principal pour rejoindre, au choix, des plantations de poivre, de bananes ou des palmeraies. Le coin est en effet très prisé de nombreux industriels sans scrupule qui grignotent petit à petit les ressources naturelles, particulièrement la forêt, pour y installer ces cultures plus rentables.