En route pour l'inconnu

Yogui autour du monde

Wanaka et le Roys Peak

Ambiance musicale : Homemade dynamite remix (feat. Khalid, Post Malone & SZA) – Lorde

J’avais décidé que Te Anau serait le point le plus au sud que j’allais visiter. Armé de mon sourire, je me suis donc remis en piste, visant le nord. Une voiture a bien hésité à me prendre, s’immobilisant pratiquement mais s’est finalement ravisée et a continué son chemin.

Celle d’après allait rattraper « l’affront », jusqu’à ce qu’ils décident de changer de direction pour Gore, où de la famille éloignée de cet Australien en vacances habitait. Je me trouvais donc sur une intersection, en attente du prochain véhicule.

C’est avec amusement que j’ai vu la voiture indécise passer à nouveau devant moi, et s’arrêter cette fois-ci. Ce couple franco-sud-africain avait douté qu’il ait la place nécessaire pour m’accueillir, au milieu de leurs affaires étalées.

Ils avaient donc rangé l’intérieur et fait demi-tour pour me ramasser avant de constater que je n’étais déjà plus à Te Anau. C’était pour moi une nouvelle démonstration de la générosité des voyageurs dans ce beau pays, et de l’altruisme humain en général. Tôt ou tard, il fallait que je fasse un agréable bout de chemin avec eux, en l’occurrence jusqu’à Queenstown.

Sans rentrer dans la ville, mais après avoir répondu à ma faim de mi-journée, j’ai embarqué à bord d’un break surchargé, avec deux Irlandais, en direction de Wanaka. Après une surenchère de bonnes et mauvaises histoires de voyage, j’ai finalement été déposé au camping qu’ils avaient fréquenté quelques jours auparavant, poussiéreux mais en phase avec mon budget.

Cette ville d’Otago pouvait très bien passer pour la petite sœur de la ville des excursions, moins agitée mais tout aussi pleine de ressources. Beaucoup de gens s’y rendaient d’ailleurs pour s’accorder une pause après le tumulte.

Ma première journée s’est terminée au bord du lac du même nom que la localité. Attiré par le regroupement de quelques personnes sur le côté gauche de la plage, venu faire des photos de #thatwanakatree, j’ai pu profiter d’un concert de piano, moment rendu très intense par le jeu impeccable de l’artiste, le respect quasi-religieux de la petite audience et le vent qui balayait le lac.

 

De retour à la tente, j’ai bien failli ne pas faire attention au hérisson qui traversait devant mon entrée, absorbé par le spectacle paraissant toujours le même, mais mille fois renouvelé, des étoiles.

Tôt le matin, je suis parti en direction du Roys Peak, à six kilomètres de là. Je n’étais pas le seul à y aller et j’ai vite fait de trouver un conducteur s’y rendant, et m’emmenant par la même occasion.

Toute l’ascension s’est révélée très raide dès le début, et même si je commençais à m’habituer à marcher dans ce pays, j’ai été quelque peu surpris par l’inclinaison. C’était à ce prix que j’allais pouvoir accéder à la fameuse crête d’où sont tirées la plupart des images du lieu.

 

D’ailleurs, j’ai ressenti quelque chose de très particulier en arrivant au somment. C’était comme la réalisation d’un rêve. J’avais eu pour coutume, et manque de temps ou flemme de rechercher quel devrait ou pourrait être mon parcours, de ne pas avoir de plan défini pour ce voyage, ni d’images toutes faites de ce que j’allais apercevoir, pour me garder la surprise…

Le nom de cette montagne et la vue disponible à son sommet étaient clairement l’une des exceptions à ce principe. Cette rareté a donc rendu le moment très spécial. J’ai absolument tout savouré, de la vue à la météo clémente et pas trop ensoleillée, des moutons qui se promenaient aux reflets du ciel dans le lac.

 

Comme pour profiter encore plus longtemps du moment, je suis rentré à pied sous un soleil devenant plus agressif, en longeant les criques du lac et les quelques pieds de pinot noir.

 

Même si les alentours regorgeaient d’endroits à arpenter, de glaciers à admirer et de sommets à atteindre, je n’ai pas pu aller les voir. Sans voiture, il étaient difficilement accessibles. Mais ce n’était que partie remise. Il faut toujours laisser un peu d’inconnu dans les lieux visités, pour plus tard, qui sait…

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  1. Niiiice, magnifique 🤙🏻

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