Ambiance musicale : Glorious (feat. Skylar Grey) – Macklemore

La prochaine ville que je m’apprêtais à visiter allait marquer la fin de ma descente de la Côte Est. Ce n’était pas n’importe laquelle. Il s’agissait de l’iconique Sydney. Dans mon enfance, c’était surtout, comme la présentait le journal télévisé du premier janvier, l’une des villes qui ouvraient les festivités du jour de l’an, à grand renfort de feux d’artifices.

N’ayant pas trouvé de lift ou d’autres solutions économiques, c’est en bus nocturne que j’ai fait le trajet, avec un arrêt réglementaire en plein milieu de la nuit dans une station-service/cafeteria de la Nouvelle-Galles du Sud.

C’est un beau soleil qui m’a accueilli ce matin-là. Arrivé la gare centrale, j’ai rejoint mon auberge à pied, entre Hyde Park et Kings Cross, dans le quartier de Woolloomooloo.

J’ai particulièrement aimé l’ambiance de cette auberge, avec des gens qui restaient assez longtemps ici, mais surtout une cuisine et un salon qui donnaient l’impression d’être à la maison (avec de nombreux colocataires, va sans dire). Les bonnes rencontres sont allées avec.

​En cette première journée, je suis allé rendre visite à Madame Macquarie et sa chaise, dans les jardins botaniques royaux de Sydney. Ce n’est pas tant ce rocher en forme de banc qui m’intéressait que la vue magnifique qu’elle offre sur l’Opéra et le Harbour Bridge.

Ce n’est donc pas étonnant que ce soit un lieu de prestige pour observer le feu d’artifice annuel, et que les gens s’installent plus de douze heures en avance pour être « bien » placés. Cet évènement allait avoir lieu dans une quinzaine de jours et tous les spectacles proposés dans le parc affichaient complet.

Les jardins étaient aussi un lieu de détente, au pied des nombreuses tours du Central Business District. Malgré une chaleur prenante, de nombreux gens s’adonnaient à leur séance de sport.

 

De plus près, l’Opéra est réellement impressionnant. Dessiné par un Danois (Jørn Utzon), il évoque différentes formes selon les personnes, du voilier aux coquillages, et ne laisse personne indifférent. Les tuiles de céramique blanche qui l’habillent donnent l’impression d’écailles.

 

Après une balade dans le quartier des Rocks et une visite du musée d’art contemporain, je me suis attaqué à ce monument de pont. Le Harbour Bridge est le pont le plus large du monde (presque cinquante mètres) et permet de traverser la baie de Sydney.

La sécurité était très présente sur le pont. Je m’attendais à trouver un excellent point de vue, à l’écart, sur la rive nord, mais marcher jusqu’à Karruba Point n’était pas la bonne idée. A la place, une longue averse m’a fait profiter d’une bière à Milsons Point, avant de rentrer toujours à pied. Pour une entrée en matière, mes jambes n’avaient pas démérité.

 

Le lendemain, c’est avec Pierre que nous sommes allés nous promener à la rencontre des Sydnéens. Selon le moment de la journée, nous les avons trouvés très divers.

Il y avait ceux jouant au cricket, une bière à la main, en ce vendredi après-midi près de Rushcutters Bay Park. Les autres, ceux au milieu des tours, semblaient pressés de retourner au travail pour terminer leur dernière tâche et éteindre l’ordinateur pour quelques jours.

Ensuite, en fin d’après-midi, Chinatown et son marché étaient en train de fermer leurs portes quand le Darling Harbour a commencé à se remplir de toutes ces personnes très apprêtées, prêtes à embarquer pour des croisières d’afterwork. Quelques rues rappelaient que Noël s’approchait à grand pas.

 

Après la ville, les plages ! Toujours avec Pierre, nous nous sommes rendu à Bondi, plage mythique assurant le bien-être des locaux. Des générations de citadins ont appris le surf ici. Pour nous, cela a été l’occasion d’un bon bain de soleil avant de rejoindre Felipe, rencontré également à l’auberge.

 

Le chantier côtier reliant Bondi à Coogee a dévoilé une très agréable balade, à flanc de rochers. L’eau venait creuser la roche, l’érodant par la force du temps. Des piscines artificielles étaient même aménagées, comme celle de Bronte. Les plages étaient, comme à l’accoutumée, très belles et bien équipées.

 

Le lendemain, alors que la grisaille nous rendait un peu apathiques à l’auberge, nous avons décidé de jouer notre atout et de partir pour Manly, avec Pierre et Audrey. Après avoir rejoint Circular Quay et pris le ferry, nous arrivons dans cet autre antre de la détente, sous un timide soleil.

La plage fait clairement concurrence à Bondi, mais les deux cohabitent pour le plus grand bonheur de la ville. La balade côtière nous a emmenés jusqu’au fort, à la pointe nord de la baie. Ce lieu a joué un rôle de défense lors des deux Guerres mondiales. Sur le chemin, de nombreux iguanes se pavanaient.

 

Déjà, il était l’heure de rentrer. La vue en entrant dans la baie est certainement complètement différente de celle qu’a dû avoir James Cook en 1770. Le centre-ville dévoile une ligne d’horizon toute en bâtons, avec l’Opéra et le pont comme chefs-d’œuvre.

D’ailleurs, ils méritaient bien une dernière visite nocturne, après un dernier repas tous ensemble à l’auberge.