Ambiance cinématographique : Le dernier samouraï – Edward Zwick

S’il existe un symbole du Japon, c’est bien le Mont Fuji. Du haut de ses trois mille sept cent soixante-seize mètres, ce volcan à la cime enneigée domine tout l’archipel nippon. Situé à cent kilomètres au sud-ouest de Tokyo, il se devait de trouver une place de choix dans mon parcours.

Néanmoins, nous étions en plein automne et il n’était plus question de le gravir. Nous avons donc pris le chemin de Fujikawaguchiko, l’une des villes à ses pieds où se trouve un magnifique lac. Juste avant cela, nous avons fait nos adieux à Elise, la magie des vacances n’étant pas éternelle.

« Celui qui gravit le Mont Fuji une fois est un sage, celui qui le fait deux fois est un fou. » Proverbe japonais

Arrivés tardivement sur les lieux et avec une météo capricieuse, l’envie de nous détendre nous a naturellement fait choisir un onsen, un bain thermal chaud non-mixte. Utilisant l’eau d’une source géothermique, ces endroits sont très appréciés des Japonais.

Nous avons suivi les règles en vigueur, et donc pratiqué la nudité au milieu des locaux très à l’aise avec la situation. Avant et après le bain, des tabourets et un nécessaire de toilette étaient disposés pour que chacun respecte la propreté des lieux.

Le lendemain, nous nous sommes lancé dans l’ascension du Mitsutoge Yama, sans commune mesure avec Monsieur Fuji, mais culminant à mille sept cent quatre-vingt-cinq mètres, quasiment mille mètres au-dessus du lac.

Ce faisant, nous avons fait le tour du lac aux premières lueurs du soleil. La vue était déjà exceptionnelle. Le temps était parfaitement ensoleillé, j’étais très bien accompagné et la période de l’année offrait les meilleures couleurs de végétation, du jaune au rouge : l’automne à son apogée.

Parfois, l’un des éléments manque pour rendre une situation unique. A cet instant, la combinaison était optimale.

 

Durant toute la balade, nous avons évolué dans un quasi-tunnel de feuilles jaunes et orange. Le premier point de vue au Mont Tenjo était accessible par funiculaire et il était très agréable d’en profiter avant l’afflux des premiers visiteurs paresseux.

Une fois arrivés au sommet, la vue sur le lac était imprenable, et celle sur le Mont Fuji, encore plus. Le casse-croûte était mérité. Le lendemain, le temps pourrait reprendre ses habitudes grisâtres : cela n’avait plus d’importance.