En route pour l'inconnu

Yogui autour du monde

Les alentours d’Oulan-Bator, entre nature et monastères

Ambiance cinématographique : L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux – Robert Redford

Nouveau retour à la capitale, et nouveau départ. Le premier des endroits que j’ai voulu visité est le parc naturel du Khustai. Il est surtout connu pour héberger et protéger le cheval de Przewalski (takhi en mongol), réintroduit en mille neuf cent quatre-vingt-douze, après une extinction (dans la vie sauvage) à la fin des années soixante.

Cet équidé-là, pas question de le monter ! C’est le seul cheval complètement sauvage vivant à l’heure actuelle. Les mustangs ne rentreraient pas dans cette définition puisqu’ils auraient été domestiqués à un moment de leur histoire. J’ai l’habitude d’associer les chevaux à des animaux calmes, mais ceux-ci peuvent être très agressifs, en particulier les étalons, dans la constitution et la sauvegarde de leurs harems.

Les combats de mâles adultes qui interviennent pour régler les problèmes peuvent être très violents, avec des gueules ensanglantées par des coups de dents, des oreilles et des queues arrachées, et certains peuvent aller jusqu’à la mort.

J’ai aussi pu observer quelques biches rousses. C’était assez bizarre de voir ces animaux dans un environnement aride, où les arbres sont inexistants. C’était peut-être encore plus bizarre de croiser un des rangers du parc, sorti de nulle part et à moto, pendant que je grimpais sur mon point de vue.

 

Je me suis ensuite rendu dans le parc naturel du Terelj, lieu de nature prisé des touristes, et peut-être un peu trop d’ailleurs. L’expérience ne fut donc pas la même, avec des tarifs plus élevés et des prestations moins authentiques. Mais comme j’étais le seul ce jour-là, et que les enfants de la guesthouse avaient à cœur de me montrer l’étendue de leurs talents de grimaces, sourires et autres acrobaties, le moment a toutefois été agréable.

 

Dans la soirée, de nombreuses personnes s’étaient rassemblées, de retour de la chasse. Une biche avait fait les frais de leurs envies meurtrières et des bouts de gibier étaient disponibles. Comme j’étais à la table, on m’a aussi régulièrement servi en whisky mongol (je n’en connaissais pas l’existence auparavant), et j’ai pu rendre la pareille en mettant à disposition de la communauté, la bouteille de vodka du Gobi.

Tout cela s’est terminé joyeusement dehors, sous les étoiles, l’assistance ayant manifestement besoin de prendre l’air, entre deux bouffées de tabac… C’était comme une veillée de trappeurs, où seul le feu manquait.

Le lendemain, je suis retourné faire du cheval, et ce fut une journée éprouvante, après celle plutôt paisible du Khovsgol. Ici, on se méfie des chevaux, on monte bien à gauche de la monture (et jamais de l’autre côté) et c’est à coups de grands « tchou, tchou ! » qu’on motive le cheval à aller plus vite.

Et on est allé vite… Premier galop de ma vie au bout de quelques minutes, et ce ne fut pas le seul. Cette sensation d’emballement, de légèreté, mais aussi de manque de sérénité, tant les secousses sont perturbantes et les positions coupent le souffle.

Une bonne partie de la journée se fera au trot, mouvement que j’ai eu du mal à appréhender et qui m’a donc laissé quelques traces ! Nous en avons profité pour ramener d’autres bêtes du côté de la guesthouse, ce qui nous a fait passer par des chemins assez escarpés. Une journée qui m’a fait comprendre que le cheval est bel et bien un sport et un art !

 

En fin de journée, des acolytes de la précédente journée étaient déjà là et réclamaient de la vodka, pour poursuivre « l’apéritif » qu’ils venaient de commencer sans moi. J’ai préféré « m’échapper » pour visiter le temple Aryapala et saluer le Turtle Rock. Le premier est rempli d’inscriptions diverses et variées pour être un meilleur bouddhiste et doit permettre d’arriver à mieux méditer.

 

A mon retour, mon meilleur ami m’attendait encore et on est donc allé profiter du coucher de soleil, avec toute sa tribu. Histoire de me montrer ses équipements de chasse, faire des photos avec la famille et partager les restes d’une bouteille qu’il venait de retrouver dans le coffre de la voiture…

 

Sur la route du retour, nous sommes allés voir la fameuse statue équestre de Gengis Khan, lieu de véritable culte pour l’ancien chef qui a su rassembler toutes les tribus et faire de la Mongolie un empire. Comme on pouvait l’imaginer, ses dimensions sont impressionnantes.

Nous avons terminé par le monastère de Manzushir, qui m’a permis de revoir de la verdure, et de la population : de nombreuses écoles s’étaient donné rendez-vous pour une sortie.

 

De retour à Oulan-Bator, j’ai découvert, au moment d’acheter mon billet de train, que la frontière terrestre Mongolie-Chine était fermée le 1er mai, jour férié. J’avais donc un jour en plus à occuper avant de partir et Khaliunaa me proposait justement une journée au monastère d’Aglag Buteelin. La coïncidence était parfaite.

Avec Zolo et Haggi, nous avons donc rejoint cet endroit bouddhique, lui aussi prisé en ce jour de week-end. Il est situé sur une montagne et contient de nombreuses sculptures de pierre dédiées à l’adoration des différentes divinités.

 

Le concept d’enfer existe là-aussi et ne donne pas envie de s’y aventurer…

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  1. Laure

    Bonjour, je voudrais savoir si vous avez gardé contact avec votre chauffeur? Je recherche des options pour un voyage a 2 pendant 21 jours. Merci !

    • Bonjour Laure, je n’ai pas gardé le contact du chauffeur, mais je l’avais réservé via l’auberge où j’avais résidé, Top Tour & Guesthouse Mongolia, à Oulan-Bator.
      Sachez que des personnes se proposent naturellement, dans la rue ou en voiture (taxi), pour faire le chauffeur pendant quelques jours.
      Bon voyage ! 🙂

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